La chapelle Sainte-Lucie et le chalet attenant constituent les derniers témoignages de l’existence des Branges. Ce hameau fait face au Fornet d’Aval, situé de l’autre côté de l’Isère, dont il ne subsiste que quelques ruines encore visibles. Situés sur des zones critiques, ces deux hameaux ont considérablement souffert des avalanches. Ces dommages témoignent de la maitrise progressive et empirique des dangers naturels que des dizaines de générations d’Avalin ont construit à travers les siècles.

Aux Branges, la chapelle est dédiée à Lucie, sainte vierge et martyre. Du latin « lux » qui signifie « la lumière », son prénom évoque l’éclat de la virginité. Dénoncée par son époux en tant que chrétienne, elle est conduite de force dans une maison close, la légende raconte qu’elle s’arrache les yeux en guise de protestation et les fait apporter à son époux. Condamnée à être violée, une intervention divine l’aurait enveloppée d’un halo lumineux, la protégeant de ses assaillants.